Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 16:57


Visiter la carrières Wellington dans le quertier Ronvile à Arras est un moment particulier. Particulier car l'atmosphère recrée pour la visite est saisissante.
On commence par descendre la rampe a l'exterieur du mémorial qui nous amène au guichet et déja le son de nos pas qui se répercutent sur les parois de bétons brut nous donne une impression particulière.
Une fois pris le billet on nous invite a patienter quelques instants car une visite est en cours. A cet effet est prevu un petit espace de musée dans lequel sont exposé différents objets liés a l'histoire du site, de la ville et de la

première guerre. Des uniformes, des photographies, des objets de tranchée, des documents etc... La visite précedente est terminée on nous invite a nous equipé d'audioguide et la visite peu débuter.
         On pénétre dans une salle obscure: la cage de l'ascenceur pour descendre dans l'ascenceur est là, entouré d'une coursive elle meme entouré par la reproduction au fusain de la ville d'Arras bombardée.
Les sons, les couleurs permettent  de rentrer dans l'ambiance.
         L'ascenceur s'ouvre nous prenons place, nous sommes une quinzaine et descendont a une dizaine de mètres sous terre dans cet ascenceur aux parois de verre qui laisse entrevoir la nature de la roche et le chemin parcouru.
                                                                                                                                     Photo Sami Belloumi pour "la Voix du Nord"


        Une fois en bas l'atmosphère est différente, la température plus fraiche et tout y est ou presque.
Les gouttes d'eau qui tombent du plafond a cause de la pluie en surface, l'odeur de la pierre brisée et mouilée, la voix du guide qui se répercute contre les parois de ces anciennes galeries d'extraction de calcaire médievale.  Les conditions devaient sans doute être tout autre comme on l'apprend lors de la visite. 20 000 hommes se trouvaient ici pendant plusieurs jours prêt a attaquer l'ennemi lors de la meurtrière bataille d'Arras. Le cheminement est facile pour le visiteur les parois sont hautes et les couloirs
relativement larges dans l'espace dévolu à la visite.
Photo Sami Belloumi pour "la voix du Nord"

Le réseau connait de multiples ramifications fermées au public ce qui laisse a penser que les tunnels sont trés  longs et complexes.
          La visite se déroule de plateformes thématiques en explications du guide. Tout cela est trés bien fait, on mêle parfaitement éléments historiques et anecdotes souriantes ce qui permet a tous de ne pas se lasser (tout le monde n'est pas comme moi passioné par l'histoire.) Les documents iconographiques, cinématographiques et les traces laissés "au fond" par ses occupants sont trés bien expliqués.  La visite de la carrière se termine et une fois remonté en surface on nous invite dans une salle de projection ou on decouvre un fabuleux documentaire sur la bataille d'Arras afin de contextualisé tous ça et de bien montrer que cette guerre a été une horreur et a été extremement meurtrière.
Bel hommage a ces soldats venus du bout du monde pour se battre sur nos terres comme les leurs.

Liens:
Le site de la voix du Nord qui consacre un dossier a l'inauguration clic
Le site de la ville d'Arras clic

Par anthony - Publié dans : Ballades
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 14:52

On entend l'expression "chtimis" employée a toutes les sauces et cela ne s'arrange pas avec la sortie du film Bienvenue chez les chtis de Dany BOON.  Mais que désigne en réalité cette expression et d'ou viens t-elle? 
Le terme a en réalité une double acception il désigne a la fois le parlé picard (pour les linguistes), le patois du Nord de la France (Nord, Pas-de-Calais, Picardie et une partie du Hainaut belge.) et les habitants des régions Nord et Pas-de-Calais en particulier le bassin minier. Dire que les chtimis sont les habitants du Nord et les "Boyaux rouges" les habitants du Pas-de-Calais est une erreur grossière mais commune.
 En ce qui concerne l'origine du terme "chtimi" il nous est fourni l'explication suivante par Alain DAWSON (auteur de la méthode assimil pour apprendre le chti) datant de la première guerre mondiale, le sobriquet chti ou chtimi, était donné dans les tranchés, par les soldats du reste de la France a ceux du Nord qui usaient et abusaient des termes "ti" et "mi".


Le terme "boyaux rouges" quant a lui aurait une définition géographique plus réduite et ne designerait que les artésiens. L'origine du mot est discutée et il existe plusieurs versions.
La première et la plus probable en fait remonter l'origine à l'ancien régime ou nos provinces exemptées de Gabelle (impot du sel dont l'Artois fut exempté aprés sa reconquête sur la couronne d'Espagne) suscitaient la jalousie de nos vosins méridionaux picard qui en étaient venus a dire "ils mangent tellement de sel qu'il ont les boyaux rouges". 
 L'autre version voudrait que le terme soit lié au port d'une ceinture rouge par les soldats artésiens.
En d'autres termes les expressions chtimis et boyaux rouges ne s'opposent pas elles sont complémentaires, les "boyaux rouges" sont des artésiens donc des chtis. De plus les deux termes n'aparraissent pas du tout à la même époque
.
Par anthony - Publié dans : Histoire
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 14:12

Bienvenue sur chtiblog actuellement en travaux
A venir
Chtimi Boyaux rouges d'ou qu'cha viens
Les Beffrois
Les Corons
Les carrières Wellington ARRAS
La chartreuse du mont sainte Marie GOSNAY
La tarte au Maroilles
La catastroophe de Courrières

Par anthony
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